En mâchant ma feuille de salade, l'"expérience sensorielle désagréable" éprouvée par ma prémolaire me signale ce triste fait : je n'ai que trop retardé le moment douloureux de me rendre chez le dentiste v_v
Je prends donc rendez-vous, et me présente le jour dit au cabinet avec l'appréhension de Sainte Blandine face aux lions, la foi en moins, les foies en plus. Dans la salle d'attente, les vibrations de la roulette qui me parviennent ne sont pas faites pour me rassurer...
Enfin vient mon tour. J'explique mon petit problème au praticien qui me fait m'allonger sur le fauteuil. A ma gauche, les instruments de torture tant redoutés s'alignent. A ma droite, une reproduction numérique de ma dentition qui me laisse songeuse. Puis, "ça" commence. "Ca", vous pouvez le remplacer au choix par "les soins" ou "le cirque". Parce que votre servante chez le dentiste, c'est un peu comme dans le sketch de Roland Magdane : non monsieur, je n'ouvrirai pas la bouche, débrouillez-vous autrement ! Remarquez, pour vous donner une idée du personnage auquel je me trouve ainsi confrontée, je ne sais pas si vous connaissez "La Petite Boutique des Horreurs", mais ce qui connaissent comprendront où je veux en venir...
Je me permets d'ailleurs une petite remarque : je considère qu'être adulte, c'est aussi pouvoir faire tout ce qu'on ne pouvait pas faire étant petit. Donc, je suis infernale chez le dentiste, et c'est mon droit d'adulte. Na !
Donc après un long, looooooong creusage de dents, le pansement est (enfin) posé, et je suis invitée à rentrer chez moi après avoir pris un nouveau rendez-vous (des fois que j'ai pu penser que j'allais m'en tirer comme ça).
...
Trois semaines que ça dure, et j'ai toujours aussi mal, sur une dent dévitalisée qui plus est. Quand je dis que les dentistes sont des sadiques ! Je suis sûre qu'il le fait exprès pour pouvoir me traumatiser chaque semaine !

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