samedi 11 octobre 2008

Une princesse bien déprimée

En ce moment, je vais mal. Voici des signes qui ne trompent pas :

Vaisselle en attente depuis une semaine

Nouveau tapis de salle de bain en forme de poisson (sans blague ?) pour égayer ma salle de bains. Maintenant j'ai l'impression que Moby Dick veut me manger chaque fois que j'entre dans cette pièce ^^; (et zut à ceux qui me feront remarquer que Moby Dick est blanche).

Top Five des pires crises de larmes sur ces dernières années (par ordre chronologique) :
  1. Quand j'ai quitté le Japon.
  2. Quand M. G. m'a dit avec son tact habituel que je n'avais pas l'étoffe d'une chercheuse (ce qui m'éjectait de façon quasi définitive des études de japonais).
  3. Quand j'ai appris que j'étais sur liste d'attente pour mon école de couture (ce qui signifiait qu'il me fallait un boulot).
  4. Quand j'ai eu une réponse finalement positive de l'école après mon tout premier jour dans mon nouveau boulot, que j'adorais déjà, où j'avais rencontré des gens sympa comme tout, et que j'ai du moi prendre la décision de mettre un des rêves de ma vie entre parenthèse pour gagner des sous (Julia s'en souvient sans doute encore).
  5. Quand j'ai dû quitter ce fameux boulot que j'aimais tant pour des raisons qui m'échappent encore totalement, mais qui n'étaient pas de bonnes raisons.
Si vous avez suivi jusqu'ici, je bosse comme prestataire de service dans une société que je ne nommerai pas, jusqu'à lundi encore dans une autre société que je ne nommerai pas plus histoire de pouvoir préciser en toute tranquilité qu'ils ont cherché (et réussi) à m'en éjecter d'une façon immonde. Hier j'ai commencé une nouvelle mission pour ma boîte, dont je ne peux pas parler, mais qui fait de moi la nouvelle James Bond (appelez-moi Prince, Diana Prince. Ceux qui ne comprennent pas cette référence doivent faire d'urgence un stage ici). J'espère pouvoir en révéler plus une fois la mission terminée, si celle-ci se termine un jour, ce que j'espère car j'aimerais bien quand même finir mon préavis chez les horribles (oui, j'en redemande). Ce qu'il y a, c'est que j'avais vraiment rencontré là-bas des gens attachants, qui je l'espère resteront des amis, mais ceux qui me connaissent savent que la balle est dans leur camp à ce niveau-là ("Tout le monde veut un ami mais personne ne se soucie d'en être un"). Ca semble mal barré car le long mail que je leur ai envoyé hier n'a reçu jusqu'ici aucune réponse...

Vous savez que vous êtes en dépression si vous considérez pendant vingt minutes une serviette avant de la plier parce que vous ne vous en sentez pas la capacité morale. Au bout des vingt minutes, vous abandonnez et retournez vous coucher.

Vous savez que vous êtes en voie de guérison si non seulement vous pliez la serviette, mais en plus vous la rangez dans son placard.

En ce moment je suis triste...

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Effectivement ce n'est pas la joie...Mais notons tout de même ton tapis de salle de bain qui nous rassure quant à la présence de ton humour ! Tu m'intrigues avec cette mission top secrète...