Ma première confrontation à ces gens eut lieu lors de ce qu'ils ont nommé "camp de night" et que je baptiserai, moi, Fort Boyard dans les bois. "Shall we dance, camp de night" eut lieu les 2 et 3 octobre 2004, et la raison pour laquelle je ne vous en parle que maintenant, c'est qu'il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre. Le 2 septembre au matin, nous embarquons donc en bus pour les environs du lac shiga, déjeuner et brosse à dents en main, afin de passer "un bon moment et créer une amitié entre les étudiants d'outre mer et les japonais" (sic). Aussitôt arrivés (trois heures plus tard), nous sautons sur le déjeuner avant de nous lancer dans une partie de volley mémorable. De vagues souvenirs de lycée me reviennent quant au service, et heureusement sinon j'aurais été ridicule devant des japonais, mes voisins ET mon petit ami : )
Après l'épreuve du feu nous avons le plaisir d'arriver au camp où nous allons passer la nuit.
Hélas le plaisir est de courte durée quant nous découvrons les chambres : le camp étant en pleine nature, l'endroit est infesté par les araignées dont je vous mets la photo en lien parce que je ne veux pas voir ça à chaque fois que je viens sur ma page.
La suite de la soirée fut à peu près réussie, on a fait la popotte tous ensemble au milieu des araignées, des serpents et des ours (les joies de la nature comme je les aime) et on a effectivement dansé des danses traditionnelles japonaises (je ne m'imaginais pas ça, ça ressemblait plutôt à du sirtaki…), puis, après moult discussions, je me suis résolue à regagner le bungalow avec mes colocataires d'une nuit, aussi joyeuses que moi. Nous avons commencé par appeler au secours contre les vilaines bébêtes poilues à huit pattes, ce qui fut très efficace pour un temps. Mais comme nous n'étions pas très (du tout) rassurées, nous avons dormi au milieu de la pièce, i.e. loin des murs, la lumière allumée.
C'est donc très reposées que nous avons entamé la journée suivante, en fabriquant des objets artisanaux : dessous de plat et pot en corde, qui se sont depuis montrés très utiles.
Inutile de vous dire que c'est avec empressement que nous avons regagné Kaikan, et fêté ça à coup de douche et sieste pour tout le monde. Et c'est d'une seule voix que nous nous sommes écriés "plus jamais !!".

2 commentaires:
La seule chose qui m'a fait rester etait que je ne pouvais pas rejoindre Kyoto a pied depuis le lac Shiga...
Coucou, me revoilou sur le net!
Et bien, que d'aventures! Si j'avais été là, je te les aurais chassées, toutes ces vilaines bébètes! Les araignées sont mes amies, ils faut les aimer aussi...!
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